Et maintenant, je tente de ramener les boeufs devant

Ce qui n’est pas une mince affaire.

Réflexion sur le blog, car ce n’est pas si facile. Le premier blog que j’ai ouvert fut larmoyant. Pourquoi ? Lassitude, environnement étouffant, l’équivalent d’une méta-ville de province, mais à l’étranger. Et pourtant, un cadre doux, et tranquille, mais qui a sombré à jamais suite à des transformations politiques drastiques (et à la situation politique européenne et mondiale actuelle). Ce pays de ciel bleu, de bougainvillers et de terrasse est aujourd’hui gangrené par un terrorisme encore plus inquiétant que celui qui affecte la France.

Le bon côté, c’est que, lassée de larmoyer, et après un déménagement, j’ ai eu un autre blog, plus du tout larmoyant, mais sous un masque, sorte de persona qui était et n’était pas moi. Une bonne chose, à nuancer par le fait que s’essayer à ne pas être tout à fait soi, à la poursuite d’un objectif insaisissable m’a fait osciller maladroitement entre l’imagination pure et dure (assortie de la culpabilité de constater que mes lecteurs me croyaient) et des tentatives pour recréer la réalité. Mais dès qu’on arrange un peu la vérité, tout vous échappe. Il n’y a pas de réalité. Tout encodage transforme le message  et comme tout décodage est un encodage (hein, Morris Zapp ?), la vérité disparaît, la réalité s’annihile, si tant est qu’elles existent.

C’est alors que, coup de bol ! un site web m’a proposé de contribuer, moyennant finance, à produire une partie de son contenu. Halleluia ! J’ai changé de style à l’arrache, ça a très bien marché, mais ne m’a pas apporté une grande satisfaction personnelle, car mes commentaires frivoles et sans analyses de l’actualité (pas le temps) m’agaçaient moi-même : oui, mais cela m’a permis de me passionner pour l’actualité, et cela a changé ma vie.

Donc, les blogs et le web ont déjà changé trois fois ma vie.

Après un nouveau déménagement, je suis revenue à mes activités antérieures, celles qui me déprimaient tant à l’époque du premier blog : à savoir : l’enseignement dans le système français. Mais ce retour (en 2013) a suivi un détour par les systèmes scolaires américain et indien (du moins, celui des écoles internationales). Ce détour fut très bénéfique : il m’a appris qu’il n’y avait pas que du mauvais dans le système scolaire français, et deux ou trois autres choses sur l’attitude par rapport aux enfants. Et dans cette nouvelle école française, une formidable équipe d’enseignants m’a permis de participer à des projets d’un genre totalement nouveau. Bref, un bénéfice formidable.

Et me voilà maintenant ici, en un nouveau lieu, lointain, le plus lointain que je puisse imaginer, par rapport à n’importe où dans le monde. (et qui pis est, dans l’attente d’un cyclone qu’El Niño nous fait craindre).

Je dois trouver LE ton : vie intérieure, mais pas trop ; vie extérieure, mais pas trop. On va s’y mettre, petit à petit. Car, comme le rappelait donc M. le Chieur, il y a ces rencontres, ces dialogues, par les blogs, et FB ne remplace pas cela du tout.

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